Archive for the 'Uncategorized' Category

Félix,

Tu as décidé de partir alors que j’arrive. Je m’imaginais déjà gouté avec toi plus à cette vie au milieu des montagnes dont tu étais pour moi l’incarnation.

J’étais bien décidé à te suivre plus souvent et plus loin sur ces pentes dont tu as le secret et à apprendre à ton contact ce que j’ignorais encore de la montagne et du ski. Maintenant, la perspective d’emménager à Cham, un rêve depuis ma première visite dans la vallée, il y a 20 ans, n’est plus la même sans toi là-haut pour partager cette vie et cette atmosphère découvertes au Télémark.

Je me souviendrai de toi pour ton intégrité, celle de suivre tes rêves et vivre la vie que tu t’étais choisie. En ça, tu auras été et seras pour longtemps encore un modèle et une aspiration. Je me souviens de ces dimanche soirs où m’apprêtant à reprendre la route pour Genève à reculons pour une semaine au bureau tu te moquais de moi et me racontais ta journée de ski à venir, tes projets en Islande, au Groenland et ailleurs. Tu avais bien raison!

L’an dernier, après l’accident d’Arnaud, tu as été là pour me soutenir et apporter par ta seule présence, un réconfort de peu de mots dont tu ne soupçonnais pas la valeur toi-même.

Tu nous quittes maintenant mais curieusement ta présence est toujours aussi forte, comme au sommet d’un couloir à prodiguer des conseils ou au coin du feu, à rire et faire des plans.

Tu laisses une trace en chacun de nous, une flamme à entretenir au nom de ce en quoi tu croyais. Pour ça, Merci.

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Is there someone around?

It’s about time to be back in business. I have let that blog down for too long and now feel the urge to start writting again – slowly but surely.

1st, clean up all the spams… Done!

2nd, re-activate netvibes, google readers to start reading blogs intensely again.

3rd, get accustomed to the new wordpress as there has been some changes since my last visit h

4th, up-date the blogroll – starting with Rob Kozinets’s blog as a first attempt to follow closely the development of Consumer Culture Theory through Web2.0.

5th, give some more thoughts to the editorial objectives of this blog and find a suitable visual expression.

See you soon here – hopefully.

Companies vote too in Denmark

I am just coming across a quite interesting, bold and original case of on-line corporate communication. This for 2 reasons: the way I heard about that campaign and its actual content.

I found out about it through a Facebook group recently joined by a friend of mine which triggered a notification on my news feed. While parliament elections are planned for next weekend in Denmark, the group claims (in danish) that “I don’t care who is candidate, I am voting for saxo bank”. Saxo Bank is a Denmark-based fast growing on-line bank specialized in trading and investment for both private and corporate clients.

The group links to a specific page on Saxo Bank’s website where one discovers a direct message from the 2 co-CEOs to the voters arguing for lower marginal income tax in Denmark. The argument builds on the current shortage of qualified workers (a burning issue for many employers in the country) and concludes in a Lafferian fashion that the current marginal tax results in… lower overall tax income for the state and lower welfare level. The claim is supported by various studies from danish and international organizations like the OECD and the Danish Minister of Economy (for the serious part) and a small animated movie (for the fun part). But the website goes even further as, even though it does not support any specific candidate or party, it enjoin people to take action by providing a map of all voting regions with, for each of them, the list of all candidates supporting a tax reform for lower income tax. This includes candidate from the Conservative Party, the Liberal Party and the newly formed Center-Right Alliance.

This website seems to be part of a broader lobbying campaign orchestrated by Saxo as I was just reading an article on daily newspaper Berlingske reporting on a Saxo survey that shows how Denmark misses millions of DDK in tax (7,58 dkk = 1€) for every single worker choosing to live abroad.

Obviously both threads aim at convincing the voters that high income tax = lower welfare (an important benefit for most voters in DK, even economically conservative ones). Even though the argumentation is fundamentally biaised for me (the figures put forth never balance the influx of of immigrants coming to DK whose mobility contribute to tax revenues), I find it interesting to see a company publicly taking a clear position and willing to get involved into political debate through direct communication to the voters rather than resorting to behind-the-scene lobbying or dubious friendships between politicians and business leaders (ask Sarkozy for details…). As far as I can remember, I have never seen a major company that is not a press company getting so much involved and taking a clear stance through the voice of its management team. (Patagonia did it during the 2004 US presidential elections but the public exposure in the national context aren’t comparable and there was no such tool developed to evangelize the publics and media)

Moreover the role that social platforms such as facebook can already play in promoting (or criticizing) such initiative will definitely make them a center of attention, not only to marketeer and advertisers but to political candidates. Thus, depending on their preferences, Danish voters can already be “facebook-friends” (sic) with economically liberal prime-minister Anders Fogh Rasmussen (2,613 friends) or Social-democrat opponent, Helle Thorning-Schimdt. (2,583 friends).

Facebook, should we worry ?!

As the video says itself, there are questions rather than answer. Still, maybe we should start thinking twice before sharing our lives and privacy on the up and coming social web platform…

State of flows

I like when things fall together like right now. These too rare and too brief moments in life when the endeavors undertaken provide with intense and exhilarating sparks of pleasure. Then what appeared unmanageable, endless and consequently depressing becomes almost addictive and provides with an intense feeling of joy. Bits and pieces of notes, summaries, references, ideas accumulated over time with no logic and no purpose start to find their way into an overall whole which you no longer feel totally shameful to be the author of.

It’s not perfect for sure. Nothing never is and aiming at such a thing condemns to passive contemplation (aka. withdrawal) but it’s unfolfing. The magic (?) is in the movement, the dynamics of things coming to being.

And all of a sudden, you start thinking it actually makes sense to be doing that and even that you would not and should not be doing anything else, for nothing on earth.

Ok, I’d rather go back before I loose the thread and ruin the whole fabric !

p.s : there is something I really like with staying late at that library : the proportion of girls increases as time elapses . ;-)

Fonds de tiroir

Je faisais le ménage sur mon disque et je suis tombé sur un bout de texte que mon retour en France après mon semestre Erasmus en décembre 2003 m’avait inspiré. C’est un peu grave mais je vous le livre ici : au moins je pourrai effacer le fichier de mon ordinateur. ;)

—-

“Ça commence avec un décollage. Pour moi aussi.

Non en fait c’est un démarrage au tout début. Celui d’un train en direction de Paris et puis là, après, le grand saut : un décollage, oui. Finalement.

Direction ?
Copenhague.

Des mois que j’attends cela. Mais quoi au juste ? Je n’en sais rien en fait. Mais je fonce. J’y suis déjà depuis belle lurette à Copenhague même si mon corps, lui, est encore fermement arrimé au quai de saône. Depuis que j’ai eu la confirmation de mon départ, j’étouffe ici. Je le sens bien : il me faut voir, sentir, toucher autre chose, maintenant et découvrir cet endroit qui n’existe encore que comme ailleurs. Bref, je fantasme. Cet ailleurs ce sera donc le Danemark. Territoire encore inexploré pour moi qui offre par conséquent davantage de possibilité au vagabondage de l’imaginaire que les métropoles espagnoles, villages italiens ou la campagne anglaise déjà pratiqués.

Mais le Danemark, est-ce que ça change quelque chose me direz-vous?

Pas évident à priori même si la Scandinavie, fût-elle méridionale, c’est quand même un brin exotique pour un bourguignon. Après tout ça aurait tout aussi bien pu être Barcelone pour faire comme la bande à Klapisch ou bien Prague, Budapest ou Stockholm comme je l’avais un moment envisagé.
Ce dont je me souviens maintenant c’est que je voulais rester en Europe pour faire l’apprentissage d’une citoyenneté à l’échelle du continent. Un peu maigre.

Et bien voilá j’ai décidé, ou plutôt les évènements m’ont conduit á décider.

Ce sera Copenhague, Andersen, la petite sirène et quelques clichés du même tonneau. Ça promet ! Non mais évidemment, avant on ne se doute pas que ce tableau certes bucolique mais pas très original n’est finalement qu’un arrière plan bien secondaire.

Mais non attendez un peu. En fait, tout ça commence bien après finalement.

Une fois que tout est fini. Drôle de paradoxe, oui.

Ça commence lorsque de retour au pays, on prend conscience. Mais conscience de quoi me direz-vous ? Ben, justement de tout ça ; de ce qui s’est passé, des gens qu’on a rencontrés et des moments qu’on a vécus ensemble. Tout ça qui nous á fait vivre ensemble, nous a constitué comme groupe, certes groupe bigarré, hétéroclite et même franchement improbable mais comme groupe quand même. Le grand hollandais, la jolie lituanienne, la hongroise francophile, le Tchèque fervent atlantiste et les traits de leurs visages et le son de leurs voix au travers desquels ont avait appris á se définir soi-même. Mais voilà, tout ça s’assombrit tout doucement. En un sens ils me rendent ma liberté. Je n’aurai plus à me cacher sous le déguisement du frenchie mangeur de fromage et débateur irascible. Mais c’est aussi une part de moi qui disparaît avec eux.
Les innombrables petits détails sur cette vie en communauté qui nous avaient frappé se font plus rares et plus vagues. On se les raconte moins souvent aussi, même si MSN et Skype facilitent quelque peu la prolongation artificielle du semestre pour un temps, en dépit des distances et des nouvelles priorités de chacun.

Tout ça commence quand on quitte l’instant pour rentrer dans la réflexivité. Car c’est bien d’un instant dont il s’agit ; celui dans lequel on a vécu quelques mois comme dans un Eden coupé du temps et du monde de tous ceux qui ne comprendront pas, de ceux à qui on tentera en vain de raconter et qui nous regarderont toujours avec ce regard mi-curieux mi-indifférent quand, animés d’un enthousiasme soudain, nous évoquerons le souvenir d’une soirée d’anniversaire fêtée lá-bas ou la préparation nonchalante d’un examen pour cause de virée en Norvège le temps d’un week-end.

Cette « parenthèse enchantée » c’est l’Union Européenne qui lui a donné son nom : elle l’a baptisée Erasmus. Mais n’allez pas trop vite en besogne ! A en croire les journaux, vous pourriez imaginer qu’Erasmus est un programme d’échange universitaire entre pays Européens. Seul un prof ou un haut-fonctionnaire bruxellois pourrait s’y tromper.

Non, dans la pratique, c’est très différent. Tous ceux qui y sont allé vous le confirmeront.

Quoiqu’il en soit, grâce à Erasmus, ces jours-ci, en Europe, de Lisbonne à Dublin, d’Helsinki à Milan, on trouve des jeunes gens, et d’autres qui ont déjà un peu vieillis, qui, quand ce mot résonne á leur oreilles esquissent un petit sourire. C’est comme le signe d’une appartenance révolue á une société secrète pour laquelle ils éprouveraient cependant toujours un attachement profond, une connivence insoupçonnée par ceux qui ne les ont pas accompagnés dans cette ville d’Europe à travers cette expérience liminaire et qui restera pour toujours un peu leur terre d’adoption.

Alors oui, un jour on se réveille comme si de rien n’était ; comme après une n-ième soirée passée au milieu de 30 nationalités à (re)faire le monde, le match de foot de la veille ou le week-end á venir en 3 langues. Ou plutôt dans une langue commune, unique mais universelle, dont aucun livre ne dévoile le secret et qu’aucun professeur n’enseigne. C’est un mélange tantôt hésitant tantôt abscons de tout ce que le monde compte d’idiomes servis avec autant d’accents et de rythme.

Mais voilà ce jour-là est différent, la parenthèse va bientôt se refermer, le monde nous appelle. Il a besoin de nous et Erasmus ne peut pas nous y soustraire plus longtemps…”

Vasileousa Polis

I am off for a few days between 2 continents to a place I have dreamed about for quite some time now: Istanbul alias Byzantium alias Constantinople alias the New Rome alias Tsargrad. I won’t even take the laptop so no internet, no blogging. However, I’ll be back next week to share how it was. In the meantime, try to enjoy the fantastic weather across most of Europe !

Photos are from Flickrleech


Let this diversity of opinions be propounded to, and laid before him; he will himself choose, if he be able; if not, he will remain in doubt. "Che non men che saver, dubbiar m' aggrata." ["I love to doubt, as well as to know."-- Dante, Inferno, xi. 93] for, if he embraces the opinions of Xenophon and Plato, by his own reason, they will no more be theirs, but become his own. Who follows another, follows nothing, finds nothing, nay, is inquisitive after nothing. "Non sumus sub rege; sibi quisque se vindicet." ["We are under no king; let each vindicate himself." --Seneca, Ep.,33]"
Montaigne - Essais I, XXVI, Of The Education of Children
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